lundi 27 février 2023

Delphes, " Oracle " vs " Connais-toi toi-même " - Voyage en Grèce

Lorsque l'on parle de l'Oracle dans la culture grecque antique, on pense au sanctuaire de Delphi (Δελφο en grec), où les célèbres "oracles de Delphi " étaient délivrés depuis le " temple d'Apollon ".

Le site est situé sous les falaises du mont Parnasse, à trois heures de route d'Athènes. L'endroit a été soigneusement choisi car, selon la légende, Zeus a un jour lâché deux aigles dans des directions opposées pour mesurer la terre, et ils se sont rencontrés à Delphi, où un pilier de pierre conique a été érigé pour marquer le "nombril de la terre".

Les prières à l'oracle de Delphi, qui a prospéré vers le VIe siècle avant J.-C. et a eu une influence importante sur le cours de la civilisation dans la Grèce antique, sont aujourd'hui laissées en ruines : temples, autels, trésors, etc. et autres architectures annexes tels que théâtres, colonnades, stades et gymnases. Un autre temple dédié à Athéna, non loin en contrebas de la colline, veille sur ce site sacré.

Ce qui m'a attiré à Delphes, cependant, c'est l'un des trois maximes qui était gravés sur le portique à l'entrée du temple d'Apollon selon la légende : "Connais-toi toi-même" (ΓΝΩΘΙ ΣEΑΥΤΟΝ ; français : connais-toi, toi-même) !

Platon, élève de Socrate, a cité cette maxime dans plusieurs de ses œuvres, engageant les dialogues et en faisant un thème d'interprétation récurrent dans la culture occidentale. En ce sens, il pourrait être comparable à " Retiens ce que tu sais et admets ce que tu ne sais pas, c'est là la vraie connaissance. " (知之为之知,不知之为不知,是知也) - Analectes de Confucius.

Je me demande pourquoi cette maxime "Connais-toi toi-même" était inscrite à l'entrée du temple d'Apollon, où l'Oracle était invoqué ?





* Merci à Kelly qui nous a accueillis à Athènes et à Julian qui a trouvé ma carte d’identité perdue à Athènes !

 

mercredi 19 octobre 2022

Worakls & Wen Yu - Inked : « encré » en nous

1. Inked : « encré » en nous [1] [2] 



Worakls, producteur de musique électronique, et Wen Yu, compositrice taïwanaise de talent, se sont associés sur le titre Inked. Véritable épopée musicale, ce titre mélange à la perfection deux cultures et nous emmène dans un monde féérique. 

Mélanger les cultures dans un morceau, sans que l’un des univers viennent prendre toute la place et effacer l’autre, est souvent périlleux. Loin d’être impressionné par l’exercice, Worakls a toujours aimé mélanger les styles et les univers. Sur le titre By The Brook, sorti sur l’album Orchestra en 2019, on pouvait déjà constater son attirance pour l’utilisation d’instruments asiatiques. Poussant l’expérience encore plus loin, le producteur décide, quelques temps plus tard, de contacter Wen Yu après être tombé sous le charme de son travail.

Le résultat est vibrant, totalement à la hauteur du talent des deux musiciens. Laissant toute sa place à l’expression des instruments et de la mélodie, qu’il s’agisse des sonorités asiatiques de la musicienne ou des beats électroniques de Worakls, ce titre est une pépite d’onirisme et nous fait quitter, durant 6 minutes, notre quotidien. Fermez les yeux, laissez vos pensées dériver et sentez l’espace évoluer au rythme de vos émotions. Entre puissance et douceur, ce titre est poétique, percutant et très cinématographique.

Travailler ensemble a été une expérience très spéciale, de partage d’émotions via la musique. Worakls m’a inspiré beaucoup de confiance et d’énergie positive, et j’ai vraiment l’impression que nous avons créée quelque chose de spécial, mélangeant différents genres et cultures autour d’une ambiance commune. – Wen Yu

Le titre Inked illustre le morceau et l’empreinte de nos cultures ‘‘encrées’’ en nous. On a donc décidé de prendre le mot au pied de la lettre. C’est comme ça que l’on a eu l’idée de choisir Camille, une artiste tatoueuse afin d’encrer réellement notre vision du morceau. – Worakls

2. Etymologie de




= (noir) + (terre)

: l’encre noire utilisée pour la calligraphie et la peinture chinoise.


L'encre de Chine fait partie de « quatre trésors du lettré » (文房四宝), les instruments de calligraphie et de peinture chinoises :

- le pinceau () 

- l’encre () 

- le papier () 

- la pierre à encre ()


Référence :

[1] https://ladistilleriemusicale.fr/2021/05/21/worakls-et-wen-yu-nous-emmene-loin-tres-loin-avec-inked/

[2] Worakls & Wen Yu - Inked

https://www.youtube.com/watch?v=whwmlTyVcS4

[3] 汉字解密|墨

https://www.xuehua.us/a/5eb8271386ec4d741fb79b53

[4] https://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A2ton_d%27encre

[5] 雲門行草-永字八法

https://www.youtube.com/watch?v=yx96UQiKthc

dimanche 9 octobre 2022

La dialogue Claude Moment - Joan Mitchell

Les expositions « Monet - Mitchell » à la Fondation Louis Vitton mettent en scène un dialogue inédit entre les œuvres de deux artistes exceptionnels, Claude Monet (1840-1926) et Joan Mitchell (1925-1992).

Les expositions « Monet - Mitchell » donnent à voir leurs perceptions singulières face à un même paysage composé, souvent exprimées dans des formats particulièrement immersifs. Pour le dernier Monet, celui des Nymphéas, il s’agit de la restitution de motifs longuement observés devant les nymphéas de Giverny ; pour Joan Mitchell, dans l’atelier de La Tour, à Vétheuil, elle explore la transposition, à travers le filtre de la mémoire, de « feelings » – ces perceptions restées vives par-delà l’espace et le temps.


Né à Chicago, Joan Mitchell aimait le patinage artistique lorsqu'elle était jeune, mais s'est blessée au genou et a poursuivi des études de l'art. En 1955, Mitchell a voyagé entre New York et la France avant de s'installer en France, où elle a passé les 25 dernières années de sa vie à Vétheuil.


Les Nymphéas de Claude Monet trouvent une consécration dès les années 1950 aux États-Unis, où ils sont perçus comme précurseurs de l’abstraction par les peintres de l’expressionisme abstrait. Après André Masson, Clément Greenberg, le célèbre critique américain, prend position pour défendre leur modernité : « Le principe que [Monet] a finalement trouvé (…) est plus large : il ne résidait pas dans la nature comme il pensait, mais dans l’essence même de l’art, dans sa faculté d’ « abstraction ».»


Dans ce contexte du « Monet Revival », Mitchell participe en 1957 et 1958 à des expositions consacrées à la notion d’ « impressionnisme abstrait », terme inventé par son amie Elaine de Kooning. 


À travers une soixantaine d’œuvres emblématiques des deux artistes, l’exposition offre au public un parcours enchanteur et sensible, scandé par de remarquables correspondances visuelles et thématiques. 


L’article a été adapté de l’article :

https://www.fondationlouisvuitton.fr/fr/evenements/claude-monet-joan-mitchell




jeudi 29 septembre 2022

Impressionnisme et théorie des ensembles - en 1874, « Impression, lever de soleil » de Monet et « Ensemble infini » de Cantor

J'ai souhaité dans une perspective plus large comprendre la signification de la confusion intellectuelle sans précédent que le théorème d'incomplétude de Gödel a suscitée dans le monde universitaire et le grand public.

En voyageant dans l'histoire, j'ai remarqué l'année particulière 1874, où l'impressionnisme et la théorie des ensembles sont apparus en même temps !


1. Impressionnisme : « Impression, soleil levant » de Claude Monent (1840-1926)


L'événement marquant de la naissance de l'impressionnisme a été le tableau de Monet, « Impression, soleil levant », exposé lors de la première exposition impressionniste en avril 1874, donnant ainsi son nom au mouvement.


L’article de Jules-Antoine Castagnary, « Les impressionnistes », a été paru dans « Le Siècle » le 29 avril 1874 : « Le mot même est passé dans leur langue : ce n'est pas paysage, c'est Impression que s'appelle au catalogue le Soleil levant de M. Monet. Par ce côté, ils sortent de la réalité et entrent en plein idéalisme. »  



2. Théorie des ensembles : les «  ensembles infinis »  de Cantor (1845-1918)


L'événement marquant de la naissance de la théorie des ensembles est un article publié par Cantor en 1874, “On a Characteristic Property of All Real Algebraic Numbers”. Cantor donne la définition d'un ensemble comme suit :


- A set is a gathering together into a whole of definite, distinct objects of our perception or our thought—which are called elements of the set.


Eduard Heine avait posé la question de l'unicité de l'écriture d'une fonction périodique d'une variable réelle comme série de fonctions trigonométriques. Intéressé par ce problème, Cantor obtint l'unicité pour les fonctions continues. En 1872, il s'attacha à définir l'ensemble des points de discontinuité de ces fonctions, ce qui présuppose de manipuler des ensembles infinis. C'est ainsi qu'il commença à s'interroger sur l'infini. En 1874, Cantor publia ses premiers travaux sur le sujet dans le Journal für die reine und angewandte Mathematik, où il donna la première démonstration que l'ensemble des réels n'est pas dénombrable.

 



Si l'impressionnisme est le tournant de l'art traditionnel vers l'art moderne, alors la théorie des ensembles est le tournant des mathématiques classiques vers les mathématiques modernes. 


Ainsi, l'art et les mathématiques, les deux domaines de la créativité humaine, peuvent aider à déchiffrer le théorème d'incomplétude de Gödel, dans un progrès commun vers la modernité et une inspiration mutuelle


Référence :

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Impression,_soleil_levant

[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Georg_Cantor

[3] https://www.cantorsparadise.com/the-nature-of-infinity-and-beyond-a05c146df02c

mardi 20 septembre 2022

L’ « apprentissage » dans les cultures chinoise et occidentale - de l'étymologie de « apprentissage »

 I. Etymologie

1, Du chinois : les caractères chinois “學習”  


= 𦥑(deux mains+ 爻(Bagua [2]+ 冖(salle+ 子(étudiant


Etre conscient de, inspirer. - Shuowen Jiezi [1]

學,覺悟也。从教从冂。冂,尚矇也。- 说文解字




= (Plume) + (Blanc)


Pratiquer. Le petit oiseau essaie à plusieurs reprises de voler dans la journée. - Shuowen Jiezi [1]

習,数飞也。- 说文解字



2Du latin : apprendre 


Du latin apprehendere (« prendre, saisir, attraper ») [3]


II. L'"apprentissage" dans les cultures chinoise et occidentale


Selon la culture traditionnelle chinoise, l’accent de l’apprentissage est mis sur la « subjectivité » de l’individu :  « apprendre »  des autres et «  pratiquer »  de soi-même. 


La subjectivité de l'individu est le véritable moteur de l'apprentissage, et la destination ultime de l’apprentissage.


Confucius a dit : "Lorsque vous enseignez à un étudiant, ne l'inspirez pas jusqu'à ce qu'il veuille comprendre mais ne puisse pas ; ne l'éclairez pas jusqu'à ce qu'il veuille parler mais ne puisse pas. Enseignez-lui un aspect, mais il ne pourra pas en déduire les trois autres, et cessez alors de l'enseigner."


Mencius a dit : "Si un homme veut atteindre une connaissance profonde, il doit suivre une certaine méthode d'apprentissage, afin de pouvoir comprendre naturellement la vérité de celle-ci. S'il peut naturellement comprendre la vérité, alors il pourra vivre dans son cœur et ne pas la perdre, et s'il peut vivre dans son cœur et ne pas la perdre, alors il pourra s'appuyer sur elle pour faire son travail. C'est pourquoi l’homme de bien espère qu'il pourra naturellement en comprendre la vérité.


Dans la tradition culturelle occidentale, l'apprentissage se réfère principalement à l'acquisition de connaissances, de la phrase de Socrate "la connaissance est la vertu" à celle de Bacon "la connaissance est le pouvoir". 


Si l'apprentissage de la connaissance est indispensable aux êtres humains, et si l'accumulation et l'évolution des connaissances constituent la principale composante et la force motrice de la civilisation humaine, l'accent mis unilatéralement sur cet apprentissage fondé sur la connaissance peut entraîner une confusion quant à la subjectivité de l’homme.


III. "Apprentissage automatique" en intelligence artificielle


Dans la pratique d’Intelligence Artificielle, on entend par "apprentissage automatique" la capacité d'une machine à "apprendre" en imitant la capacité d'apprentissage humaine. Cet accent fait la distinction entre les humains et les machines à différents niveaux.


En fait, l'"imitation" de l'apprentissage automatique implique trois niveaux, par exemple "l'apprentissage par renforcement", qui imite d'abord le comportement humain d'action-évaluation en interaction avec l'environnement pour définir un "agent", le modélise dans la machine, puis entraine la machine à apprendre pour obtenir son intelligence artificielle.


IV. "Apprentissage automatique" vs "apprentissage humain" 


"L'apprentissage automatique" est l'imitation de "l'apprentissage humain", l'"imitation" des êtres humains est l’essence de l’apprentissage automatique. Les machines peuvent imiter l'apprentissage et apprendre par elles-mêmes, mais son essence est la machine. La plus haute "imitation" des êtres humains est l'apprentissage des êtres humains par eux-mêmes.


La principale différence entre l'homme et la machine est que l'homme est avant tout un sujet inné qui apprend, alors que la machine acquis sa capacité d'apprendre grâce à un « inné artificiel ».


[1] Shuowen Jiezi (说文解字) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Shuowen_Jiezi

[2] Bagua (八卦):hui trigrammes : https://www.blogger.com/blog/post/edit/2035233520342324807/8884734587109623054

[3] https://fr.wiktionary.org/wiki/appréhender


dimanche 11 septembre 2022

人 (homme) et 入 (entrer, pénétrer)

  (homme) et (entrer, pénétrer) sont deux caractères différents :

1, (homme)

Le caractère symbolise un homme débout.




L'homme, la plus précieuse des natures du ciel et de la terre. - Shuowen Jiezi [1]

人,天地之性最贵者也。- 说文解字


L'homme est la vertu du ciel et de la terre, la rencontre du yin et du yang, la rencontre des fantômes et des dieux, et la beauté des cinq éléments. - Classique des rites [2]

人者,天地之德,阴阳之交,鬼神之会,五行之秀气也。- 《礼·礼运》

2, (entrer, pénétrer)


Le caractère symbolise le passage du haut vers le bas. - Shuowen Jiezi [1]

内也。象从上俱下也。- 说文解字




[1] Shuowen Jiezi (说文解字) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Shuowen_Jiezi

[2] Classique des rites (·礼运): https://fr.wikipedia.org/wiki/Classique_des_rites

mercredi 17 août 2022

Un spectacle de danse pour remercier les soignants de l'hôpital de Montdidier - France Bleu (16/8/2022)

«  Merci, l'hommage itinérant adressé au corps soignant » de la compagnie Les Echevelées, à laquelle j'ai participé, est terminé hier à Montdidier !


Au cours de ces sept représentations, avec différents publics, personnel médical, patients ; dans différents lieux, châteaux, pelouses, ciels bleus, nuages blancs, nous avons dansé à travers l'histoire, le présent et l'avenir, témoignant et exprimant le traumatisme personnel et social de la première vague de la pandémie. Pour moi, ce fut une belle et inoubliable aventure ! 


Hier (2022/8/16), c'était la dernière représentation à l'hôpital de Montdidier, à 40 km d'Amiens, et notre représentation a été diffusée par Radio France Bleu et Radio Picard.

Voici l’article de la Radio France Bleu (https://www.francebleu.fr/infos/societe/un-spectacle-de-danse-pour-les-soignants-de-l-hopital-de-mondidier-1660720302) :

Titre : Un spectacle de danse pour remercier les soignants de l'hôpital de Montdidier

Les Echevelées, une compagnie de danse contemporaine amiénoise, proposait ce mardi son spectacle "merci" dans la cour de l'hôpital de Montdidier. Une performance qui fait la part belle aux témoignages des soignants et à leur engagement pendant la crise du Covid.

Dans la cour de l'hôpital de Montdidier, les 9 danseuses enchaînent les mouvements plus ou moins lents, le tout sur fond de musiques plus ou moins rythmées... mais aussi de témoignages de soignants, qui racontent la période de la crise sanitaire, depuis son commencement au début de l'année 2020. C'est le cadre du spectacle "Merci", conçu par la compagnie de danse contemporaine amiénoise "Les Echevelées", et proposé ce mardi aux soignants de l'hôpital de Montdidier.


Ils étaient une quarantaine, quelques résidents de l'EHPAD attenant compris, à assister à la représentation. Et pendant que les danseuses s'exécutent, Cassandra, du service pédiatrie de l'hôpital, est venue jeter un coup d'oeil : "On était au courant, faut juste arriver à se libérer." Les témoignages diffusés dans les enceintes lui parle : "C'est ce qui s'est passé, c'est ce que l'ensemble du personnel soignant a ressenti à ce moment là. C'est bien, on pense un peu à nous." A sa droite, Kelly, cadre de santé au service des urgences, apprécie le côté "apaisant" du spectacle. "Ca nous fait du bien, en plus on est dans un service plutôt actif. C'est une petite pause calme et de détente. Ca fait du bien de se sentir encore soutenu par nos concitoyens. »


Cette performance artistique, Chloé Lejeune, la chorégraphe des Echevelées, la propose à tous les établissements hospitaliers qui le souhaite. Elle était déjà venue au mois de juin au CHU d'Amiens. Pour elle, ancienne psychomotricienne, c'est l'occasion de rendre hommage aux soignants, mais aussi de porter un message politique : "A mon niveau de chorégraphe, je ne peux rien faire de plus que dédier une pièce à ce sujet qui me tient à cœur. Ca me déchire de voir que les soignants n'ont pas de bonnes conditions de travail, qu'on les laisse agoniser. C'est ma façon de m'engager." 


Pour la direction de l'hôpital, qui s'est rapproché des Echevelées après leur représentation au CHU d'Amiens, c'était l'occasion de remercier le personnel, mais aussi de l'offrir un moment de détente : "Ce sont des choses qui peuvent paraître anecdotique mais qui touchent. En plus c'est très beau, totalement hors des sentiers battus. C'était important de remercier les équipes", explique Thibaut Gargam, le directeur adjoint de l'hôpital de Montdidier. La compagnie les Echevelées recherche maintenant d'autres établissements de santé qui souhaite accueillir une nouvelle représentation de leur spectacle.